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L'entrepreneur de l'année 2017, parle de comment elle a réussi

Natasha Wilch en a fait du chemin depuis le jour où elle a ouvert sa clinique de physiothérapie à partir de sa voiture en 2015. En effet, elle a été nommée l’Entrepreneur de l’année 2017. Découvrez son histoire et lisez son entrevue ci-dessous dans laquelle elle donne des conseils pour les réseaux sociaux et parle de réussite et de la façon dont elle est parvenue à faire prendre de l’expansion à son entreprise en deux ans, rivalisant avec succès avec des entrepreneurs partout au Canada. 

 

Entrepreneur de l'année 2017

Comment vous êtes-vous retrouvée comme candidate pour le prix Entrepreneur de l’année? Avez-vous posé votre candidature ou avez-vous été nominée?

Pour être considéré comme candidat pour le prix, on doit présenter une demande et une courte vidéo. Pour être honnête, je ne croyais pas avoir de chance de remporter le prix, mais je me suis dit : « Et pourquoi pas? » Une fois les demandes soumises, l’équipe de Futurpreneur les a examinées et a choisi cinq finalistes au Canada. Les finalistes travaillaient tous dans des domaines différents; c’était très intéressant de voir ça! Deux finalistes venaient de la côte Ouest (moi-même et un autre de Vancouver) et les trois autres venaient de l’Ontario et du Québec.

 

Qu’est-ce que cela représente pour vous que d’être nommée Entrepreneur de l’année?

Je suis tellement excitée! Comme je l’ai mentionné, les finalistes provenaient tous de domaines différents et étaient des entrepreneurs extraordinaires accomplissant un travail inspirant.

Le public votait pour les gagnants. Le fait que ma clinique ait remporté la palme montre à quel point notre société accorde de la valeur à la santé. Cela démontre à quel point les gens accordent de l’importance à ce qu’ils doivent faire pour maintenir, améliorer et gérer leur santé et leur bien-être. Je suis honorée que les Canadiens aient voté pour moi. Cela vient valider ce que nous faisons et m’encourage à continuer de rejoindre les gens et de les servir.

 

Comment avez-vous fait pour passer de votre entreprise de services à domicile en démarrage à une clinique et à l’attribution du prix Entrepreneur de l’année en moins de deux ans?

J’avais une vision. Honnêtement, c’est TELLEMENT important. Vous avez besoin d’avoir une vision pour vous aider à vous enraciner, vous aider à savoir quelles occasions vous devez saisir et quelles vous devez laisser passer parce qu’elles ne vous conviennent pas, pour vous aider à vous rappeler pourquoi vous faites ce que vous faites. Comparativement au début de ma carrière, je suis maintenant un peu plus à l’aise avec l’idée de prendre des risques même si je reste quelqu’un de prudent. Donc, en sachant où je voulais aller, je n’ai eu qu’à me concentrer sur mon objectif.

Lorsque la demande de services a augmenté au point où j’ai pu embaucher un autre membre d’équipe, je l’ai fait, mais je ne me suis jamais dispersée. Cela signifie que je n’étais pas pressée d’ajouter des membres d’équipe qui ne partageaient pas ma passion pour ce que nous faisons chez Symphony.

L’établissement de ma première clinique est arrivé plus tôt que prévu. L’occasion s’est présentée dix mois après que j’aie ouvert mes « portes » pour offrir mes services, alors que je n’avais prévu ouvrir ma clinique qu’après deux ans d’exploitation. J’ai écarté cette option sans même considérer l’idée. Puis, heureusement, mon cerveau a pris la relève et j’ai refait des démarches pour obtenir l’espace dans la bâtisse et voilà! J’étais d’abord terrifiée (rires).

 « Ne laissez pas vos capacités et vos compétences actuelles dicter votre vision. Servez-vous de votre vision comme raison pour apprendre, pour grandir et pour vous lever. » Je vis selon cette citation de Brendon Burchard.

 

Selon vous, qu’avez-vous fait pour avoir un tel succès?

Je crois qu’on peut attribuer mon succès à quelques éléments : mon accessibilité en est un. Établir une relation avec le client et m’assurer que mes clients vivent une expérience positive demeure ma priorité absolue. Dans certains cas, je ne crois pas qu’une clinique soit le meilleur endroit pour établir ce type de relation ou peut-être qu’une clinique n’est pas le meilleur endroit pour transmettre l’information que vous essayez de faire passer. C’est pour cette raison que je me rends à des compétitions de bateau-dragon, des pratiques de hockey, des groupes de soutien et des cabinets de médecin dans la communauté. Je fais tout cela pour faire passer mon message.

Je le répète : m’entourer d’une équipe qui partage mes valeurs est essentiel! Le fait de ne pas prendre de l’expansion trop rapidement et de ne pas me disperser financièrement m’a permis de former lentement l’équipe que j’ai.
 

 

L'histoire de notre physiothérapeute

Où avez-vous grandi?

J’ai grandi à Cranbrook, en Colombie-Britannique avec ma mère, mon beau-père et mon frère cadet. Je me rendais quelques fois chaque année dans le Lower Mainland pour passer du temps avec mon père, ma belle-mère et mes trois autres frères. À 19 ans, j’ai décidé de déménager au New Jersey pour être bonne d’enfants à domicile pendant quelques mois. Ensuite, je suis allée à Vancouver. 

 

Pourquoi avez-vous décidé de devenir physiothérapeute?

Au début de mes études universitaires, je ne savais pas que je voulais devenir physiothérapeute. Devenir chirurgienne était ce que j’avais prévu. Cependant, je tenais aussi à avoir des enfants et je me suis rendu compte que l’horaire de travail et les heures des médecins que je connaissais ne semblaient pas cadrer avec la maternité. J’ai toujours aimé apprendre sur le corps humain et sur la façon dont il bouge et dont il est relié. La physiothérapie semblait donc la voie naturelle à suivre. J’ai commencé mes études au Collège Langara et je les ai terminées à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) avec un baccalauréat en sciences de la santé et en kinésiologie. J’ai ensuite enchaîné avec ma maîtrise en physiothérapie.

 

Quels facteurs avez-vous pris en compte avant de démarrer votre entreprise Symphony Rehabilitation?

J’ai fait des recherches. Je me suis penchée sur :

  • Les données démographiques de la région
  • Les autres cliniques en ville
  • Les services offerts
  • Les services de soins aigus offerts à l’hôpital
  • Si je pouvais combler une lacune

Je devais aussi examiner l’aspect financier pour déterminer combien je devais gagner pour arriver à l’équilibre financier et si je sentais que je pouvais y arriver. Je savais que ça demanderait beaucoup de travail, particulièrement parce que je ne connaissais personne à Nanaimo et que personne ne savait quel type de thérapeute j’étais.

Nous nous sommes assis mon mari et moi et avons discuté parce que je savais que j’allais avoir besoin de tout son soutien dans cette aventure. Je devais me demander : « Est-ce que je voulais vraiment m’embarquer là-dedans? » et « Est-ce que j’étais prête à échouer? »

 

On dirait bien que vous avez une équipe très positive et enthousiaste. Comment faites-vous pour recruter et garder d’aussi bons joueurs?

J’ai une super équipe! Honnêtement, je n’ai que des bons mots à dire à leur sujet. La clé consiste à miser sur la qualité, c’est-à-dire embaucher des employés de qualité correspondant à ce que vous avez besoin plutôt que sur la quantité. Lorsque je rencontre un membre d’équipe potentiel, j’ai vraiment l’impression que nous nous passons mutuellement en entrevue. Par exemple, est-ce que ma clinique, mes idées et ma vision s’harmonisent avec ce que la personne devant moi veut faire? Et vice versa. Je les respecte et respecte leurs compétences. Je les encourage même si je peux et j’implique constamment les membres de mon équipe dans des événements et nous réfléchissons ensemble sur ce que je veux faire. 

 

Parmi vos clients, combien pouvez-vous traiter avec des mesures préventives (gens souffrant de commotions cérébrales ou clients ne présentant aucune blessure)? 

J’adore pratiquer la physiothérapie de façon préventive! Si vous êtes un athlète, vous adonnez à des activités sportives récréatives ou êtes tout simplement actif, je suis une GRANDE défenseuse de ce que j’appelle « un bilan des mouvements ». Allez voir votre physiothérapeute quelques fois par année tout comme vous allez voir votre omnipraticien. Passez un examen des mouvements, assurez-vous que votre corps (votre machine) fonctionne bien et que tous vos membres bougent bien.

Pour nos athlètes, nous avons un système appelé Senaptec, qui nous permet de mesurer des éléments de la performance sportive comme le temps de réaction, la coordination œil-main, l’inhibition et bien plus encore. L’évaluation se fait à l’aide d’une comparaison entre l’athlète et d’autres clients dans la même tranche d’âge et pratiquant le même sport. Cette comparaison permet de faire ressortir les éléments que les clients peuvent améliorer. Nous pouvons ensuite améliorer et nous pencher sur des éléments tels le temps de réaction et la conscience périphérique, ce qui rend les athlètes plus alertes de ce qui se passe sur le terrain ou sur la glace. Le fait d’être plus conscient de ces aspects peut améliorer leur jeu et diminuer les risques de blessures. 

 

Quel conseil pouvez-vous donner aux physiothérapeutes qui veulent diriger leur propre clinique?

Aimez ce que vous faites. Ayez une idée claire de la raison pour laquelle vous voulez ouvrir votre propre clinique plutôt que de travailler comme fournisseur de services. Connaissez vos forces et vos faiblesses pour savoir pour quel aspect vous avez besoin de mentorat. Au moment d’embaucher, misez toujours sur la qualité plutôt que sur la quantité. Ayez du plaisir! 

 

Vous semblez prôner la gratitude. Que faites-vous pour garder une telle attitude positive et éviter le surmenage?

Je crois à l’importance du développement personnel, qui se distingue du développement professionnel. Je m’entoure de gens qui pensent comme moi; nous nous alimentons, nous encourageons et nous inspirons mutuellement. L’activité physique est la clé; elle diminue mon stress, fait disparaître mes maux de tête et me permet de libérer mes émotions. J’ai aussi une routine assez régulière (que je dois améliorer) composée de pleine conscience, de visualisation et de tenue d’un journal. Je reviens sans cesse à ma vision et à la raison pour laquelle je fais ce que je fais. 

 

Vous avez accompli tellement de choses. En quoi consiste la prochaine étape pour vous?

J’ai tellement de projets (rires). Je veux continuer à développer l’aspect télésanté de la clinique. Je veux mettre davantage en valeur les services que nous offrons grâce à ce mode de prestation. Après tout, les recherches soutiennent une telle approche! Je caresse aussi le rêve de pouvoir servir le Canada grâce à mes services de télésanté. En ce moment, les permis émis dans chaque province en restreignent l’utilisation, mais cela fait assurément partie de ma liste d’objectifs! Au niveau local, je veux que ma clinique possède son propre espace commercial et qu’elle devienne un chef de file en réadaptation dans notre communauté. J’adore donner des formations, enseigner et donner des conférences. J’aimerais donc développer davantage ces aspects de mon travail aussi.

 

La promotion de votre clinique

Comment choisissez-vous le contenu pour les sujets de « Ask a Physio »?

J’utilise différentes méthodes. Parfois, c’est un client qui m’a posé une question durant la semaine et j’utilise cette dernière lorsque je pense que les gens pourraient vouloir en savoir plus sur le sujet. Il arrive aussi que je choisisse un sujet sur lequel je désire sensibiliser les gens. 

 

 

 

Vous partagez une vidéo de vous en train de danser pour promouvoir votre clinique, ce qui est une merveilleuse façon de montrer (et non pas de dire) comment vous pouvez aider les gens. Comment avez-vous filmé cette vidéo? Quel conseil pouvez-vous donner aux physiothérapeutes qui veulent produire du contenu vidéo?

J’adore cette vidéo! Il y aura bientôt une deuxième partie dans le même esprit. Cette vidéo explique l’origine du nom de notre clinique. Chaque personne possède sa propre « Symphony » ou le mouvement qu’ils créent avec leur corps. Ma symphonie est pour moi une danse. 

À la clinique, notre mission est de vous ramener à la joie de bouger. C’est une chose de le dire, mais si je peux susciter une réaction émotionnelle chez vous, vous allez forcément vous rappeler de moi plus longtemps. C’était notre but en produisant cette vidéo.

J’ai filmé cette vidéo avec un producteur et vidéaste extraordinaire qui est aussi un ami. Nous avons parlé du concept, échangé des idées et tourné la vidéo dans la clinique. J’ai écrit la copie vidéo et j’ai choisi la chanson et il a fait des merveilles. Tout ça s’est fait très rapidement.

Pour ce qui est du contenu vidéo : lancez-vous! Décidez si vous voulez utiliser des vidéos filmés à l’avance ou si vous préférez faire cela en direct ou les deux. Comment voulez-vous utiliser les vidéos? Quel est votre but en filmant ces vidéos? Apparaîtrez-vous dans la vidéo ou y verra-t-on quelqu’un d’autre? Honnêtement, je crois que vous devriez tout simplement vous lancer et explorer, acquérir de l’expérience. Les vidéos s’amélioreront avec le temps. 

 

Selon vous, quelle est la façon la plus efficace d’établir un lien avec vos patients?

Soyez vous-même, soyez ouvert, soyez honnête. J’ai beaucoup de respect pour mes clients et pendant nos séances, ils ont toute mon attention. Notre structure de rencontres en individuel nous permet de le faire. Je n’ai donc pas besoin de surveiller l’horloge pour modifier les exercices d’un autre client ou pour enlever une modalité.

Je partage aussi des pans de vie avec mes clients. Je suis d’avis que si je les questionne au sujet de leur vie sociale et de leurs passe-temps, ils ont aussi le droit de me questionner à ce sujet. Cela permet d’amorcer la conversation et aide à créer des occasions vous permettant d’intégrer le traitement dans plus d’aspects de leur vie.

 

 

Stretching (with son Hudson!)

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Vous avez partagé une vidéo au sujet de vos étirements favoris. Vous arrive-t-il d’avoir peur que les gens qui visionnent vos vidéos se blessent en ne suivant pas bien vos instructions?

J’y pense toujours d’une certaine façon, mais c’est aussi la raison pour laquelle je m’assure que les vidéos que je produis sont des vidéos de base, pas trop complexes. Ils contiennent de l’information que les gens pourraient trouver partout sur Internet puisque c’est de l’information générale.

Nos services de télésanté comprennent une connexion directe avec le client sur le même principe que Skype. Lorsque je m’entretiens avec un client de cette façon, nous faisons l’exercice ensemble. Lorsque je dis à un client que je vais lui envoyer un programme d’exercices, le programme est toujours basé sur ce que nous avons effectué dans la séance. Je ne demande jamais aux clients de faire quelque chose qu’ils n’ont pas préalablement fait devant moi. Ainsi, c’est comme à la clinique quand je montre à quelqu’un devant moi comment faire un exercice. Nos programmes d’exercices sont disponibles sur vidéos et sont accompagnés d’instructions écrites. Nous encourageons aussi nos clients à communiquer avec nous grâce à notre application s’ils ont besoin d’éclaircissements entre deux rendez-vous. 

 

 

 

 

Votre fil d’actualités Facebook regorge de question de la semaine, « rencontrez l’équipe », de citations inspirantes, de témoignages de patients qui respectent la confidentialité des patients et de vidéos dans lesquelles vous parlez de sujets comme : les commotions cérébrales, l’hygiène du sommeil et la posture. Comment faites-vous pour vous assurer de publier du contenu de façon régulière?

J’adore le fait que vous ayez consulté mon fil d’actualités Facebook! Chaque semaine, je produis une certaine quantité de contenu en bloc que je publie ensuite. Je m’assois, planifie le matériel à publier autour d’un même thème ou sujet, puis les mets tous au calendrier simultanément. Je sais ainsi que je partagerai au moins une publication chaque jour. Si je publie davantage parce que j’ai d’excellentes nouvelles à annoncer, je considère cela comme une publication bonus. Pour être tout à fait honnête, j’en apprends encore sur les tenants et les aboutissants de Facebook. Je sais que c’est une tribune extraordinaire et que, pour ce qui est de la télésanté, c’est une fabuleuse façon de sensibiliser davantage les gens sur qui nous sommes et ce que nous faisons. 

 

Joignez-vous à nous pour célébrer la nomination de Natasha Wilch comme Entrepreneur de l’année 2017! 

 

 

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